Accusée de sorcellerie : que dit la religion musulmane ?

Une dispute de famille, une maladie qui traîne, et voilà qu’un nom sort, qu’une femme se retrouve accusée de sorcellerie sans aucune preuve. L’Islam a pourtant une position claire : reconnaître que le sihr existe, sans jamais autoriser qu’on accuse à la légère.

Ce que le Coran dit de la sorcellerie

Le Coran ne nie pas la réalité du sihr. Allah ﷻ dit : « Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la discorde entre l’homme et son épouse. Or ils ne nuisent à personne qu’avec la permission d’Allah. » (Sourate Al-Baqara, v.102). La sorcellerie fait donc partie du mal occulte, mais elle n’agit jamais que par la permission d’Allah — une nuance que beaucoup oublient dès qu’un malheur survient.

Pourquoi tant de femmes sont accusées à tort

Il suffit souvent d’une brouille ou d’un voisinage jaloux pour qu’une accusation de sorcellerie se mette à circuler, et ce sont le plus souvent les femmes qui en paient le prix, parfois sur la simple base d’une rumeur. Accuser sans preuve n’est pourtant pas un détail anodin en Islam : c’est un péché grave. Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui dit à son frère : Ô mécréant ! Cela retombera sur l’un d’eux. » (Rapporté par Al-Boukhari). Si l’accusation est infondée, c’est celui qui l’a portée qui en supportera le poids devant Allah, pas celui qui la subit.

Sorcellerie, mauvais œil ou simple épreuve ?

Avant de pointer qui que ce soit du doigt, encore faut-il savoir de quoi on parle. Le mauvais œil naît le plus souvent de la jalousie et se traduit par une fatigue inexpliquée ou des maladies légères. La sorcellerie, elle, suppose des rituels occultes : désunions dans un couple, hallucinations, douleurs sévères. Et il y a les épreuves, quand Allah éprouve Ses serviteurs sans le moindre rapport avec le mal occulte. La règle à retenir : on commence toujours par un diagnostic médical, et ce n’est que lorsque rien ne l’explique qu’on se tourne vers la Roqya Char3iya.

La Roqya, une réponse plutôt qu’une accusation

Face à un mal qu’on soupçonne occulte, l’Islam n’invite pas à chercher un coupable mais à se protéger. La Roqya islamique repose sur la récitation de versets coraniques et sur les invocations du Prophète ﷺ, notamment ces sourates :

  • Al-Fatiha
  • Al-Baqara
  • Al-Ikhlâs
  • Al-Falaq
  • An-Nâs

Ces versets coraniques, récités avec régularité, restent le remède le plus sûr contre le mal occulte.

Que faire quand on se sent accusée ou visée

La première chose est de ne jamais répondre à l’injustice par la haine, mais de placer sa confiance en Allah, qui connaît la vérité même quand les proches se trompent. Il faut aussi se garder des marabouts et de tout rituel qui s’éloigne de l’Islam, aussi rassurant qu’il paraisse sur le moment. Le dhikr, la prière et les invocations quotidiennes restent le socle sur lequel s’appuyer, et beaucoup de familles prennent l’habitude de lire régulièrement la sourate Al-Baqara dans la maison, un geste simple qui vaut mieux que bien des remèdes improvisés.

Se relever d’une accusation injuste

Être accusée de sorcellerie laisse une blessure qui ne se referme pas du jour au lendemain, surtout quand l’accusation vient d’un proche. La religion musulmane ne laisse pourtant aucun doute : accuser sans preuve est un péché majeur. Ce qui reste au croyant, c’est de s’en remettre à Allah, de se protéger par la Roqya Char3iya et de garder patience. Car la vraie protection ne vient ni des rituels interdits, ni du jugement des gens, mais de la récitation des versets coraniques et de la foi en Celui qui sait ce que les cœurs cachent.

Catégorie : Mauvais œil & sorcellerie
Mots-clés : sorcellerie, accusation, Roqya, versets coraniques, protection, mal occulte